2 semaines en Australie avec Paulette !

Le 6 Septembre 2015, un dimanche annonçant les prémices de l’automne qui arrive à grand pas sur notre campagne alsacienne. On se dit, qu’une fois encore, l’hiver sera long. Ma moitié, fidèle lectrice de Paulette, me parle d’un jeu concours organisé par le magazine, dont le prix est un voyage de 2 semaines en Australie.

« T’imagines ? » me dit-elle ? Euh, oui, j’imagine. J’imagine beaucoup même ! Allez, on tente notre chance, bien qu’on sache que « Ca n’arrive qu’aux autres ». Et de toute façon, on ne joue jamais aux jeux-concours.

Oui mais là. L’Australie a une part importante dans notre histoire commune. On en est tombés littéralement amoureux en 2012 lorsque, pour la première fois, nous avions foulé son sol. L’histoire d’amour aura duré 8 mois. 250 jours d’une aventure humaine magistrale, de rencontres à nous faire avancer dans la vie, d’expériences à nous faire grandir, et de réflexions à nous faire prendre du recul sur l’être humain, et sur nous-même.

Alors on attend tous les jours la mise en ligne de la question à laquelle il faut répondre. Beaucoup de questions très pertinentes et nécessitant par moment quelques recherches ! Quoiqu’il arrive, on a déjà pris du plaisir rien qu’à répondre au Quizz pendant ces 25 jours !

Une poignée de jours plus tard, le tirage au sort. On se rend sur le site Paulette et là, on voit que le gagnant a été contacté par mail. Puisque je consulte mes e-mails en moyenne toutes les deux minutes (je suis de ces gens-la), je comprends rapidement que ce n’est pas nous. De toute les façons, « personne ne gagne aux jeux sur internet ».

Je rafraîchis tout de même ma boite mail (geste compulsif de toute manière), et là, en tête de mon Inbox, un message dont l’objet commence par « Bravo ». Encore sur mon lieu de travail ce soir là, je me mets immédiatement à arrêter ce que je faisais pour appeler ma moitié, dans un TGV sur le retour de Lyon à Strasbourg. On n’y croyait pas, on avait envie de crier, d’hurler, voire de pleurer de joie, mais on n’y croyait pas. Pourtant c’était bien vrai.

Une fois les premiers contacts pris avec les organisateurs du jeu et l’agence de voyage partenaire, les choses se concrétisaient rapidement. Il nous fallait simplement choisir une date, puis STA Travel s’occupait du reste.

On choisissait de partir la troisième semaine de Février, période supposée la plus calme professionnellement pour nous deux. Nous voilà partis pour de longues semaines d’une interminable attente, et d’une excitation grandissante.

 

(…)

 

Aéroport Charles de Gaulle, 19 Février 2016. Sacs à dos 70L sur le dos, nous voilà prêts à embarquer pour le bout du monde. Enfin ! Paris – Dubai  – Melbourne est notre itinéraire pour les prochaines 26 heures (dont 22h de vol). Comme l’on pouvait s’y attendre, bien qu’à bord du plus grand avion du monde, l’A380, il reste difficile de dormir en vol. On a du dormir en tout et pour tout 3 heures environ, par périodes de 10 à 30 minutes max.

C’est donc profondément en manque de sommeil que l’on atterri dans notre ville de coeur (ok, à égalité avec Berlin) à 6 :30 am. La stratégie est simple sur le papier : ne pas dormir d’ici le soir pour encaisser immédiatement le jet-lag. 10h30 : après avoir loué des vélos en libre service et pédalé jusqu’à la station balnéaire de St Kilda, nous voilà assoupis au bord de la baie de Melbourne, avec le bruit des vagues en fond. La matinée est douce, pas plus de 20 degrés à cette heure-ci mais manifestement bien assez déjà pour se faire marquer d’un redoutable coup de soleil (paysan qui plus est, avec de belles marques de tshirt… et de montre !). La grande classe. Et oui, on a oublié deux choses : non seulement ça fait 5 mois qu’on n’a pas vu le soleil, et en plus, le soleil d’Australie est particulièrement agressif. C’est cadeau. A part cette sieste en bord de mer, on a plutôt bien résisté et sommes même allés siroter un verre de vin Australien en terrasse sur les rives de la belle Yarra. Nos 2 semaines en Australie commencent parfaitement bien !

 

2 semaines en Australie

 

Première activité organisée par notre amie Paulette en partenariat avec STA : Penguin Parade at Phillip Island.

Quelle journée magnifique, pleine d’enchantement devant la faune (kangourous, koalas, pingouins, oiseaux de toutes sortes) et la flore australienne. Le tour est exécuté par Autopia, une agence locale qu’on vous recommande, test à l’appui, pour les excursions sur place. On est environ 18 à faire partie de la sortie et Simon, le guide, est une véritable bible sur la nature Australienne. On en a beaucoup appris grâce à lui.

Phillip Island est un endroit un peu hors du temps, on y croise naturellement toutes sortes d’oiseaux, de kangourous et de pingouins, vivant paisiblement ensemble.

 

2 semaines en Australie

 

2 semaines en Australie

 

Arrivés tard le soir dans la toujours éveillée cité Melbournienne, on résiste à ses appels et retournons dans notre auberge, dont la chambre double est d’une grande qualité et nous fait davantage penser à un hôtel : climatisation, toilettes et douche privatives, vue directe sur la magistrale Flinders Station. Vous l’aurez compris, nous logeons au centre du centre de Melbourne, à United Backpackers.

Le lendemain, journée express sur la magique Great Ocean Road et ses nombreux joyaux de Dame Nature. Cette sortie également est organisée en mini-bus par Autopia. Les sorties « groupées » ont leurs avantages et leurs inconvénients ; tout dépend du temps que l’on peut s’accorder lors de son voyage. Il faut dire qu’avec 4 jours sur Melbourne, et 1 seule journée sur la GOR, c’est l’opportunité de découvrir les points d’intérêt principaux. Le vrai plus réside dans le fait d’avoir des guides de qualité. Celui que nous avions lors de cette excursion nous a fait découvrir un pan de l’histoire de l’Australie que nous ne connaissions pas, bien que nous ayons déjà passé près d’un an dans le pays.

Malgré le temps brumeux, la grandeur des paysages nous captive. Les 12 apôtres continuent de régner en maitre sur la Mer de Tasmanie (en réalité, il n’en reste que 9, et certains ont les pieds fragiles !), le London Bridge continue de permettre à l’espèce humaine d’admirer le travail du temps sur la roche, le Razorback, un peu plus loin, est moins réputé mais tout aussi sublime : il s’agit d’un rocher immense, subissant les allées et venues des vagues, la puissance des vents provenant de Tasmanie, ainsi que les agités courants marins.

 

2 semaines en Australie

 

Une journée vélo pour boucler notre étape à Melbourne, et voilà le moment de re-boucler nos sacs à dos. Next Stop : Cairns !

Cairns, 10h du matin. Température extérieure, 30 degrés, 80 % d’humidité.

Nous sommes récupérés à l’aéroport de Cairns par le shuttle de l’auberge de jeunesse N’Joy Travellers. L’ambiance y est résolument orientée « vacances », presque trop « lazy » ! La chambre est minimaliste mais de toute manière, on n’est pas là pour y rester. On a la chance une fois encore d’avoir notre douche et nos toilettes.

Cairns est une petite ville au climat tropical du Nord Est de l’Australie. Hormis le langage, il n’y a absolument aucun point commun avec les très citadines Sydney et Melbourne, et c’est là aussi la magie et la beauté d’un pays immense comme l’Australie. Cairns est également connue pour être la porte d’entrée de toutes les expériences de rêve que vous ne referez pas de si tôt : plongée sur la barrière de corail, balades dans des forêts tropicales, rencontres avec des araignées à côté desquelles on ne passerait pas une soirée, panneaux « Attention crocodiles vus dans cette zone », etc… En fait, dans cette zone de l’Australie, on a un peu l’impression qu’on peut mourir à tout moment. On vous rassure, en réalité c’est beaucoup plus accueillant que le paysage que l’on est entrain de vous décrire.

Le climat tropical demande un temps d’adaptation, surtout lorsque vous débarquez de France où l’hiver s’est installé depuis plusieurs mois déjà. 35 degrés la journée, 28 la nuit, une humidité constante qui vous colle à la peau. En réalité, à Cairns vous ne trouverez pas immédiatement de plage paradisiaque, mais davantage une longue étendue de boue et de vase, paradis des Bernard l’hermitte (et donc des oiseaux). C’est pourquoi la ville de Cairns, actuellement en plein développement pour améliorer la qualité de vie de ses habitants et pour attirer davantage d’étudiants, a créé un lagon artificiel de grande qualité. Nous y avons passé de nombreuses heures à se relaxer, à toute heure de la journée.

 

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STA Travel et Paulette nous ont organisé un programme de rêve sur Cairns : une journée complète de plongée sur la barrière de corail, et une autre journée d’expédition à Cape Tribulation.

En grands amateurs de la nature, la journée de snorkelling a vraiment été la top-expérience du voyage. On ne peut que faire preuve d’humilité et de respect face au poumon marin qu’est la grande barrière de corail. Quelle refuge à espèces marines ! Quelle merveille de la nature ! On ne compte pas le nombre, ni le type de poissons différents rencontrés et approchés de près. Une journée entière d’émerveillement. On ne se lasse pas de ce genre de chose.

Le lendemain, nous participions à une journée d’expédition à Cape Tribulation, petit village à 2h au nord de Cairns, complètement tropical, avec une plage purement paradisiaque. On a eu le privilège également de prendre un petit bateau et de naviguer dans la mangrove, en plein habitat d’oiseaux multicolores, mais surtout de crocodiles. Là encore, on se rend compte de la grandeur de l’animal et de sa puissance. Et dire qu’il est sur terre depuis bien plus longtemps que nous ! L’expédition dans sa globalité était riche, grâce encore au guide, disposant d’une connaissance et d’un amour pour la nature qu’il sait parfaitement transmettre. Celui-ci nous a particulièrement marqué. Il était un peu comme un jeune adulte ayant grandi dans la nature en symbiose avec elle. Son terrain de jeu est immense et il lui suffisait de retourner une feuille, repérée de loin, pour nous montrer le nid d’une chenille. Grandiose. Une des universités  les plus réputés sur l’étude de la nature a pris ses quartiers à Cairns, et on comprend mieux pourquoi. Les manuels sont en réalité remplacés par la faune et la flore environnante. Quel privilège !

 

Australie

 

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Dernière étape de nos vacances Australienne : Brisbane

Brisbane nous avait laissé une impression mitigée lorsque nous l’avions découverte en Avril 2013. On vivait alors en van, avec le mode de vie – toujours respectueux – et l’anticipation qui vont avec.

Passer 6 mois dans un van a changé notre vie ensemble, c’est une expérience unique. Nous avons gardé de Brisbane le ressenti d’une ville dans laquelle les gens sont froids, distants, donc pas aussi accueillant que le reste de l’Australie. On s’était sentis parfois pris de haut, comme si l’on dérangeait. A vrai dire, Brisbane fait preuve d’une politique assez sévère et rigoureuse envers l’usage de la voiture : Parking hors de prix et restrictifs, pont à péage pour pénétrer dans la ville, etc… De même, toutes les infrastructures à destination des voyageurs que l’on trouvait dans les autres villes, étaient ici inexistantes.

C’est donc plein de détermination que nous souhaitions nous persuader que Brisbane n’avait rien à voir avec cette première impression. Nous avons nos quartiers à deux pas du Chinatown de la ville, dans la Fortitude Valley au coeur de l’immense usine auberge Bunk.

Immense par la taille du bâtiment, par le nombre de chambre, par le monde qui y fourmille dans tous les sens. Immense par la taille de son comptoir d’accueil également, pouvant être comparé aux comptoirs de Check-In dans les aéroports. C’est une usine tant dans cette immensité physique que dans l’organisation que l’on devine et l’aspect industriel – hauts plafonds, murs bruts, bruits sourds, chaleur humide. C’est la plus grande auberge de jeunesse dans laquelle nous ayons été.

Nous avons, comme dans chaque ville, une chambre double. On nous installe dans une chambre quasiment nue de tout mobilier : un lit double surplombé d’un lit simple, un petit meuble pour y ranger quelques vêtements et…c’est tout. Et c’est là que le calvaire commence. Nous ne sommes pas des personnes compliqués en règle générale, on se satisfait même de peu de choses. OK, il fait plutôt chaud et humide dans la chambre et la fenêtre ne s’ouvre pas, une odeur légère mais désagréable persiste mais on s’en accoutume, le lit n’est pas de tout confort, la douche ne chauffe jamais ou presque. Là encore, on s’en fiche, on n’est pas compliqués.  Mais l’expérience tourne au cauchemar quand on se rend compte à quel point la chambre est mal isolée phonétiquement de l’extérieur. On se trouve juste en face d’une lourde porte coupe feu qui claque puissamment à chaque passage. On vérifie immédiatement si la porte peut rester ouverte, mais impossible de la retenir, trop lourde et aucun système bloquant. Au delà de ça, on entend la moindre discussion des gens passant dans le couloir, ainsi que leurs pas comme s’il marchaient dans notre chambre. Au bout de 2h à essayer de s’endormir et à sursauter si on a la chance d’avoir commencé à somnoler, nous descendons à l’accueil pour demander à changer de chambre, car il sera tout simplement impossible de dormir.

Malheureusement, pas de chambre disponible. Le staff nous fournit cependant des boules quies, qui nous sauveront notre nuit et les 3 suivantes malgré la sensation désagréable et inconfortable. Au final, on aura passé le moins de temps possible à l’auberge.

Au programme de notre séjour à Brisbane, une journée à Moreton Island, une escapade à Noosa Heads et quartier libre pour le reste.

Moreton Island ne nous aura pas laissé un souvenir impérissable. L’île en elle-même est grandiose. La dispositif ultra-touristique et industrialisé du Resort, lui, est sans intérêt. Nous avons tout de même eu une chance énorme de tomber nez à nez avec un dauphin dès notre arrivée, chose rare et complètement magique. Le soir, avant de repartir pour Brisbane, se tient l’activité phare de l’île : le Dolphin-Feeding, soit nourrir, à la main, des dauphins venus en nombre dans la baie ! Le procédé est là aussi plus que rodé, mais l’expérience reste fascinante pour nous qui n’avions jamais vu de dauphin. Hop, on retourne à Brisbane.

 

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En grand amateur de vélo, on profite d’une journée « carte blanche » dans notre séjour pour s’accorder une journée cyclo à parcourir Brisbane en long, en large et en travers. Nous sommes agréablement surpris par les infrastructures bike-friendly : système de location de vélo simplissime, stations nombreuses et bien fournies, itinéraires cyclables sécurisés et en bon état général. Brisbane s’est mis récemment au vélo et ça se voit. On ne saurait que conseiller à tous de faire de même, louer des vélos et rouler dans Brisbane au gré des envies. Nous sommes tombés sur des endroits hyper sympas qui auraient mérité qu’on y reste plus longtemps ! On profite également de cette journée pour réserver une sortie en bus GreyHound pour le lendemain à Noosa Heads, qualifiée par plusieurs Australiens de « Most beautiful place on earth ».

 

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Nous avions vu Noosa brièvement en Avril 2013. Chose rarissime, le temps était breton : brouillard, bruine, vent… Nous revoilà trois ans plus tard.

Quelle beauté ! Une merveille. Nous avons décidé de faire le tour de la partie sauvage de Noosa. Les chemins sont très bien balisés, les paysages renversants. L’expérience nous ravit par sa splendeur. Quelle pureté dans les moindres détails : une eau azure, des falaises sensationnelles, des koalas paisiblement assoupis dans les Eucalyptus, une faune et une flore inouïe. Le type d’endroit dont on ne souhaite pas s’en aller. Cette journée nous a comblé, quelle chance pour nous !

 

2 semaines en Australie

 

Emerveillés mais en même temps triste, nous nous apprêtons à passer notre dernière nuit en Australie. Grâce à Paulette, le temps s’est arrêté, nous avons passé deux semaines de rêve en Australie. Hors d’un climat un peu tendu en France, hors de notre quotidien hyper connecté car notre métier le veut, hors de tout stress professionnel. Ce n’était pas seulement des vacances, mais bien plus que cela : un interlude aussi féerique qu’inattendu, une parenthèse aussi prodigieuse que veinarde.


Vous souhaitez vous aussi visiter l’Australie en 2 semaines ? Bien que trois semaines seraient beaucoup plus confortables vu la taille du pays, les distances entre les villes et le décalage horaire encaissé, il est possible de se faire un programme d’enfer pour 2 semaines. Evidemment, il est mieux d’y passer plusieurs mois comme lorsque nous sommes partis en PVT en 2012…

Résumé de nos 2 semaines en Australie :

  • Jour 1 : Atterrissage à Melbourne tôt le matin / Dépôt des bagages à United Backpackers / Location de vélos en libre service / Sieste à la plage de St Kilda / Ballade à vélo jusqu’au port de Melbourne / Verre de vin Australien en terrasse / Soirée dans le CBD
  • Jour 2 : Penguin Parade + Philip Island
  • Jour 3 : Great Ocean Road
  • Jour 4 : Journée vélo + balade dans Melbourne
  • Jour 5 : Arrivée sur Cairns / (re)- Découverte de la ville et de son lagon
  • Jour 6 : Journée Snorkeling sur la barrière de corail : LE coup de coeur !
  • Jour 7 : Expédition à Cape Tribulations / Forêt tropicale / Balade sur la Daintree River à la rencontre des crocodiles / Découverte d’une flore incroyable
  • Jour 8 : Journée sur Cairns / Lagon /
  • Jour 9 : Arrivée à Brisbane / Balade dans la ville / Marché avec stands de nourriture du monde
  • Jour 10 : Journée à Moreton Island
  • Jour 11 : Journée vélo à Brisbane / Photos de nuit sur la ville
  • Jour 12 : Journée à Noosa Heads : à faire absolument, notre récit ici !
  • Jour 13 : Dernière journée à Brisbane / Lagon / Shopping

 

Merci Paulette et STA Travel pour cette expérience.


Text by Jérôme ; Pic by Laura

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3 commentaires sur “2 semaines en Australie avec Paulette !

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